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Traitement des eaux de chauffage et eaux glacées

L’eau de notre planète est un solvant naturel qui permet la corrosion des métaux, entraînant leurs dissolutions aussi bien dans les réseaux de chauffage que dans les réseaux d’eaux glacées.

D’autres facteurs déterminants tels que la conception des installations, les différents métaux constituant les installations et process, le manque de rinçage des circuits avant les mises en service, l’étanchéité des réseaux à l’oxygène, les conditionnements des eaux de process, les appoints d’eau, et bien évidemment les conditions de fonctionnement, d’exploitation et de maintenance interviennent potentiellement sur les oxydations.

La formation des boues est en partie le résultat des oxydations métalliques des installations de chauffage et eaux glacées. D’autres générateurs de boues tels que les bactéries, aérobies et anaérobies, moisissures et levures, algues peuvent parfois se déceler dans les eaux. Dans tous les cas, une analyse d’eau s’avère nécessaire afin d’adapter le meilleur traitement curatif et préventif.

Depuis plus de 20 ans, les nouveaux matériaux constitutifs des installations, notamment les tuyaux en polyéthylène réticulé, conducteurs des fluides et planchers chauffants, absorbent l’oxygène qui se mélange à l’eau dans les réseaux, favorisant ainsi les phénomènes de corrosion, par conséquent d’embouage.

Pour ces différentes installations, un traitement adapté doit être mis en place avec un suivi régulier des appoints d’eau et d’analyses physico chimiques, complété si nécessaire par une analyse bactériologique.

Il est essentiel de surveiller régulièrement la qualité des eaux de chauffage et eaux glacées avant que les boues se forment dans les réseaux, et qu’elles soient les causes directes des problèmes d’asservissements, de surchauffe des générateurs de chaleur, de pertes de rendement énergétique, d’échange intempestif de pièces usagées, entrainant parallèlement des surcoûts de consommables allant à l’encontre des objectifs économiques et environnementaux.

Dans les installations non traitées, le processus de corrosion (d’embouage) s’élabore selon la réaction suivante :

  • Le fer est solubilisé par l’eau des réseaux. Ensuite, le fer dissous étant instable se précipite sous forme d’hydroxyde de fer qui ensuite se transforme en particules plus ou moins importantes sous forme de paillettes ou bien de poudre métallique magnétisable.

Afin de remédier à l’embouage des réseaux de chauffage et d’eaux glacées, une analyse préalable de l’eau est nécessaire ainsi qu’un inventaire détaillé des installations. Les résultats permettront d’adapter la meilleure méthode de nettoyage et de traitement. Différentes solutions peuvent être mises en place, nettoyage chimique et mécanique, pose de clarificateur suivie d’un traitement préventif par le conditionnement des réseaux.

Il existe aujourd’hui différents traitements préventifs contre la corrosion. Ces produits sont formulés afin de répondre à des besoins précis, notamment pour les installations multi-métaux, réseaux en polyéthylène absorbant l’oxygène dans l’eau, ainsi que biocides, fongicides et algicides.

 

Cadre règlementaire des rejets liquides de circuits d’eaux traitées

Le règlement sanitaire départemental interdit le rejet des acides et bases dans les réseaux d’eaux usées.

Le pH des rejets doit être de 5,5 à 8,5 et 9,5 dans le cas d’une neutralisation par alcalinisation.

Les eaux glycolées

Certains réseaux sont en eaux glycolées afin d’offrir une protection contre le gel des éléments exposés à la température extérieure :

  • Les aérorefroidisseurs de salles blanches.
  • Les installations solaires et pompes à chaleur air / eau positionnées à l’extérieur.
  • Les batteries de récupération sur les CTA et tours aérothermes.

Les antigels alimentaires et non alimentaires se dégradent au vieillissement par craquage et hydrolyse des composants. Ce phénomène est exponentiel dès le contact avec des éléments de chaleur résultant d’un degré plus ou moins important dans les installations.

Les installations doivent être régulièrement surveillées par une analyse pH de l’eau. Celles-ci doivent être régulièrement conditionnées en fonction des alliages multi-métaux. Un contrôle permanent de la densité de l’antigel par réfractomètre est conseillé.

Dans le cas d’une vidange des réseaux devenue nécessaire, l’eau doit être récupérée par une société spécialisée dans la récupération des fluides. Le rejet des eaux glycolées dans les réseaux d’eaux usées est interdit.

Ces produits composés d’eau, de glycol et d’inhibiteur de corrosion deviennent acides en vieillissant, et par conséquent classés dans la catégorie des D.I.D. (Déchets Industriels Dangereux).

Le code déchet est le 16.01.14 du document : « Décret n° 2002-540 sur la classification des déchets », paru au J.O. du 18 avril 2002, abrogé au 16 octobre 2007 et édité par le Ministère de l’Aménagement, du Territoire et de l’Environnement.